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Un projet de fintech au Togo destiné aux jeunes des rues de Lomé.

Un projet innovateur de la fintech au Togo visant à protéger les enfants des rues qui travaillent et gagnent de l’argent mais n’ont pas accès aux services bancaires, a été lancé ce mois avec 30 premiers participants.

Un des plus gros soucis des jeunes qui vivent et travaillent dans les rues est le vol, surtout la nuit,” a dit au site Africatimes.com le directeur de la pan-African Ecobank, Ade Ayeyemi, à Lomé. “Actuellement, ces jeunes utilisent des mécanismes d’épargne variés, confiant leur argent à des adultes de confiance, l’enterrant, ou essayant de le dépenser aussi rapidement que possible.

Ecobank s’est donc uni à l’ONG Terre des Hommes, qui défend les droits des enfants, pour offrir la solution du Safe Savings (SaVa) Project, qui s’appuie sur la technologie mobile et le service digital d’Ecobank, simplifié pour les jeunes de moins de 18 ans travaillant dans les rues.

Les jeunes sont particulièrement vulnérables à l’abus et l’exploitation, et ont besoin de notre protection,” a dit Ade Ayeyemi. “En leur offrant une solution d’épargne fiable et sécurisée, nous espérons les aider à protéger leur gagne pain et à se bâtir un avenir.

Terre des Hommes mettra en place un “portefeuille” pour que chaque jeune puisse y faire des dépôts quotidiens par des téléphones fournis par le projet. Cet argent est envoyé à un compte Ecobank.

Nous travaillons étroitement avec les jeunes pour bien comprendre les soucis qu’ils rencontrent dans leur environnement quotidien,” dit Pierre Philippe, directeur des ressources techniques de Terre des Hommes. 

L’Afrique reste en tête de la bancarisation en ligne. Selon le World Cash Report de G4S Cash Solutions, les pays sub-sahariens représentent la seule région du monde où plus de 10% des adultes possèdent des comptent bancaires exclusivement en ligne. Dans certains pays comme la Tanzanie et la Côte d’Ivoire, cela représente une plus grande part que ceux qui possèdent un compte bancaire traditionnel.

Bien que le continent africain soit encore largement dépendant du cash, plusieurs pays ont observé des améliorations significatives en terme d’infrastructures de paiement au cours des dernières décennies,” a dit Paul van der Knaap, directeur stratégique et commerciale de G4S, lors d’un séminaire ce mois à Accra, au Ghana.

Emile Glass.

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