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Révolution numérique : L’Afrique à la traîne, avec des signes prometteurs.

Alors que la révolution numérique pourrait être un puissant outil de croissance en Afrique, le continent reste loin derrière d’autres régions notamment dans l’accès à l’internet. Certains pays africains toutefois sont porteurs d’espoir.

Le dernier rapport ”Africa Pulse’‘ de la Banque Mondiale, sorti ce mois, décrit la ”révolution numérique” comme instrument de ”l’éradication de la pauvreté en Afrique’‘, tout en énumérant les défis spécifiques à l’Afrique pour l’atteindre.

Seulement 24% des 1,3 milliards d’Africains avaient un accès à internet en 2018. ”L’accès à l’Internet reste encore illusoire pour la plupart des Africains”, selon le rapport. Par comparaison, 49% de la population en Asie de l’Est et le Pacifique et 75% de celles dans les pays développés sont connectées.

Les besoins en large bandes fixes, nécessaires pour les grands consommateurs d’internet comme les entreprises et services publics, sont encore très peu couverts par l’offre existante en Afrique subsaharienne. Une étude de l’Union internationale des télécommunications rapportée par la Banque Mondiale révèle en effet que seulement 0,6 % de la population africaine y a accès, contre 31% en Europe.

En dépit du retard général du continent, plusieurs pays d’Afrique subsaharienne se démarquent par la viabilité de leurs économies numériques. Parmi eux le Kenya, l’Ouganda et le Rwanda ont placé l’innovation numérique au cœur de leurs stratégies économiques.

Le Nigeria fait aussi la promotion de startups, comme Kudi, qui a levé 5 millions de dollars d’investissements pour accélérer la numérisation des entreprises informelles. Au Ghana, avec le soutien de l’État, le premier tech-lab en intelligence artificielle d’Afrique a été lancé ce mois, en partenariat avec Google.

Le financement reste un principal obstacle pour lequel les États peuvent avoir un impact positif, selon le rapport. L’aversion au risque d’insolvabilité peut être mitigée par des dispositifs nationaux de fonds de garantie ou d’exonérations fiscales permettant l’accès aux capitaux pour les entreprises numérique naissantes.

Le rapport Africa Pulse rappelle que la réduction ”du retard en matière d’infrastructure numérique du continent africain par rapport à des comparateurs ambitieux pourrait apporter des bénéfices significatifs pour la croissance”.

Fiacre Kakpo.

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