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Prise d’otages au Bénin : Un plomb dans l’aile du tourisme.

Après l’enlèvement au Bénin de deux touristes français, la psychose du terrorisme risque de plomber le tourisme béninois, deuxième source de revenus du pays après le coton.

Les deux Français, ainsi qu’une sud-coréenne et une américaine, ont été libérés lors d’un raid durant la nuit du 9 au 10 mai des Forces spéciales françaises au Burkina Faso voisin, où les ravisseurs les avaient emmenés. Quatre terroristes et deux commandos français ont été tués lors de l’opération. Le guide béninois des Français a été tué lors de leur enlèvement le 1er mai.

Avec une quinzaine de sites inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO, dont les Palais royaux et le parc national de la Pendjari dans le nord du Bénin, où ont été enlevés les deux Français, le secteur touristique béninois est mis à l’épreuve par ce rare acte de terrorisme dans le petit pays ouest-africain.

Depuis 2016, le Bénin cherche à booster le tourisme, avec des d’investissements de plus de 914 millions d’euros. Le secteur représente plus de 3% du PIB et a généré près de 15,2 millions d’euros en 2018. Alors face à ce drame, l’État cherche à rassurer.

Le ministre du tourisme Oswald Homeky, accompagné d’une forte délégation, n’a pas hésité à se rendre dans le parc de la Pendjari après les enlèvements, “afin d’y passer du temps” et s’assurer des conditions sécuritaires sur le site de 4.600 km2.

Le risque zéro n’existe nulle part, mais nous renforcerons encore nos investissements sécuritaires“, a-t-il proclamé.

Le gouvernement veut attirer un million de visiteurs d’ici à 2021, et a promis à sa jeunesse la création de 600.000 emplois directs et 400.000 indirects dans le secteur touristique à l’horizon 2025.

Ange Tiemoko.

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