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Maroc : L’économie numérique au menu d’une conférence des ministres africains des finances.

A l’occasion du premier anniversaire de la signature de l’accord historique sur la création de la zone de libre-échange continentale africaine, les ministres africains des finances se réunissent au Maroc pour pousser la numérisation comme moteur de développement.

Les innovations numériques peuvent transformer l’économie en limitant les obstacles à l’entrée sur le marché et en améliorant l’accès des entreprises aux clients, créant ainsi des emplois et stimulant le commerce intérieur et extérieur des biens et services,” selon Vera Songwe, secrétaire exécutive de la Commission économique pour l’Afrique (CEA).

La 52e session de la conférence annuelle des ministres africains des finances, de la planification et du développement économique de la CEA a commencé le 20 mars à Marrakech avec comme thème: ”La politique fiscale, le commerce et le secteur privé à l’ère numérique : une stratégie pour l’Afrique.”

La conférence conclura mardi avec une session ministérielle lors de laquelle les ministres des finances se pencheront sur les mesures fiscales nécessaires pour la mise en oeuvre de la zone de libre-échange continentale africaine.

Axée sur l’utilisation des technologies numériques pour mobiliser les ressources africaines, cette rencontre va permettre de renforcer la compétitivité et accélérer la croissance dans tous les secteurs.

Le potentiel de l’Afrique a toujours été prometteur. Le continent réunit toutes les conditions pour une transformation économique rapide dans les dix prochaines années”, Vera Songwe a affirmé dans un communiqué transmis à Afrique Business Info. ”On n’insistera jamais assez sur l’importance de la numérisation et de l’économie numérique dans la croissance et la transformation structurelle, ainsi que dans l’optimisation de la fiscalité en Afrique”.

La secrétaire exécutive de la CEA souligne que l’économie numérique représente actuellement 15,5 % du PIB mondial et qu’elle devrait atteindre 25 % du PIB mondial en moins de dix ans.

Adopté en mars 2018, le traité de libre-échange doit encore être ratifié par deux pays afin d’atteindre le nombre des 22 membres nécessaires pour constituer le bloc commercial qui devrait générer un PIB de plus de 3.000 milliards de dollars et permettre la création de 300.000 emplois directs et plus de 2 millions d’emplois indirects. La plus grande économie d’Afrique, le Nigeria, n’a pas encore ratifié l’accord.

Mamadou Aliou Diallo

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