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Macron entame son 2ème jour de visite en Afrique en soulignant les risques de l’endettement envers la Chine.

Emmanuel Macron a entamé son deuxième jour de visite en Afrique de l’Est mercredi dans la capitale éthiopienne Addis-Abeba, la première pour un chef d’état français depuis Charles de Gaulle. La veille à Djibouti, le président a mis en garde contre l’endettement ”excessif” de certains pays africains envers la Chine, attirée par le décollage économique du continent.

Mercredi, le président français devait rencontrer les dirigeants de l’Union africaine, avant de se rendre au Kenya, qui sera la dernière étape de son voyage et où il restera jusqu’à jeudi. A Djibouti lundi, Emmanuel Macron a vanté les mérites des partenariats “respectueux” proposés par la France, dont le poids recule face à l’influence grandissante notamment de la Chine, mais aussi la Turquie et la Russie.

A Djibouti, le président a affirmé vouloir renouer des liens forts avec ce pays d’Afrique de l’Est qui s’endette de plus en plus auprès de la Chine, qui détient aujourd’hui 60% de la dette djiboutienne.

Je ne voudrais pas que des investissements internationaux viennent affaiblir la souveraineté de nos partenaires“, a déclaré Emmanuel Macron au sujet des investissements chinois, lors d’une conférence de presse avec son homologue djiboutien, Ismail Omar Guelleh. “Les entreprises (françaises) sont en mesure de proposer un partenariat respectueux.”

“Quand un endettement se fait excessif, avec un manque de visibilité sur les conditions financières, ce qui paraît bon dans le court terme s’avère souvent mauvais sur le moyen et long terme“, a-t-il dit. Il a affirmé la nécessité “d’un cadre clair pour que de tels investissements ne réduisent pas la souveraineté des Etats ni ne fragilise leur situation économique.” 

Ismaïl Omar Guelleh a quant à lui assuré que “des opportunités existent (à Djibouti) pour les sociétés françaises, notamment en matière d’infrastructures.” “Notre pays est ouvert, je n’ai pas perdu espoir que la France puisse renforcer ses investissements à Djibouti.

Le président français a conclu son étape djiboutienne par une visite à la base militaire française du pays, qui compte près de 1.500 hommes. D’autres pays notamment la Chine, le Japon et les Etats-Unis maintiennent également des bases militaires dans le petit pays de la Corne de l’Afrique.

La Chine investit lourdement partout en Afrique, où les ressources naturelles et besoins grandissants en infrastructures suscitent les convoitises chinoises.

Les Chinois, les Turcs ont des moyens et une vision : Les nouvelles routes de la soie pour les premiers et pour les seconds la mémoire ottomane, quand Djibouti était leur porte vers l’Afrique“, explique à Le Monde un membre de l’entourage du président djiboutien, Ismail Omar Guelleh. “Les Français n’ont pas d’argent et, commercialement, ils ne comptent plus guère pour nous, même s’ils sont importants sur les plans diplomatique, culturel et militaire.

Emile Glass.

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