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L’industrie minière africaine : Les défis de l’exploitation artisanale et des contraintes juridiques.

Avec une industrie extractive représentant 30% des ressources minières de la planète, la richesse du sous-sol africain est connue, mais pas l’environnement des affaires et le cadre juridique dans lequel se fait l’exploitation des minerais sur le continent.

Comme dans le milieu des affaires en général, les investisseurs qui s’intéressent au secteur minier en Afrique sont sensibles au cadre juridique et à l’environnement dans lequel évolue leur activité.

Dans la quasi-totalité des pays africains, riches en ressources minières, notamment la République démocratique du Congo (RDC), la Guinée, l’Angola, le Mali et le Botswana, l’exploitation artisanale, encore appelée extraction clandestine, est le casse-tête des gouvernants et des investisseurs.

En Côte d’Ivoire et au Ghana par exemple, malgré le durcissement de la législation contre ces petits exploitants, allant jusqu’à la destruction régulière des sites et matériels d’exploitation, la recolonisation ou l’ouverture de nouveaux sites d’extraction donne l’impression d’un perpétuel recommencement.

Si gouvernants et investisseurs s’en plaignent ‘‘C’est parce que cela ne (leur) profite pas, dans un premier temps, et qu’ensuite cet informel ne permet pas de maîtriser le taux de production national, nécessaire à une spéculation optimale sur le marché international’’, selon un avis conjoint de 291 acteurs, majoritairement des dirigeants de compagnies minières, au sujet des facteurs qui influencent leurs décisions à investir dans les pays.

Ce sondage réalisé par le centre de recherche indépendant canadien, Fraser Institute, a également pris en compte plusieurs facteurs, dont les réglementations mises en place par les gouvernements, le système légal, le régime de taxation, les infrastructures, la stabilité politique, les lois concernant le travail.

En Ethiopie, au Zimbabwe et au Mali, les investisseurs se sont montrés de plus en plus préoccupés par la réglementation et les contrats de travail, le système juridique et la disponibilité de la main-d’œuvre et des compétences.

Le régime fiscal du Botswana et de la Namibie a, par contre, été cité en exemple par Fraser Institute pour sa flexibilité qui ‘‘encourage l’investissement dans l’exploration’’. Le centre canadien s’est appuyé sur ces avis recueillis pour établir son classement minier pour l’indice d’attractivité globale en Afrique, pour la fin de l’exercice 2018. Voici ce classement des 10 premiers pays africains selon l’indice d’attractivité globale du Fraser Institute. Cet indice est déterminé sur la base du potentiel minéral et la perception des politiques minières.

1.Botswana (32e mondial)
2. Afrique du Sud (43e)
3. Zambie (45e)
4.Mali (50e)
5. Namibie (60e)
6. Zimbabwe (62e)
7. Tanzanie (66e)
8. RDC (67e)
9. Ghana (68e)
10. Éthiopie (77e)

Ange Tiemoko.


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