Les ports ouest-africains lancés dans une course de modernisation pour la place No. 1

Plusieurs villes côtières de l’Afrique de l’Ouest sont lancées dans une course contre la montre pour devenir le principal hub portuaire de toute la façade atlantique du continent. Pour le moment, Abidjan semble en tête.

Depuis la mise en service du nouveau canal Vridi le 21 février, le Port autonome d’Abidjan (PAA), qui compte pour 80% des recettes douanières de la Côte d’Ivoire, pourra désormais accueillir des navires de deuxième génération pouvant atteindre 350 mètres de long avec 16 mètres de tirant d’eau.

Nous ambitionnons d’être le port principal sur la façade atlantique d’Afrique entre Tanger et le Cap’‘, affirmeHien Sié Yacouba, directeur général du PAA. C’est un pari sur l’avenir qu’Abidjan n’est pas le seul à faire.

Les ports les plus importants de la côte ouest-africaine, Lagos au Nigeria et Lomé au Togo, mais aussi Tema au Ghana, ou encore Cotonou au Bénin, se sont inscrits depuis quelques années dans une course à la modernisation.

Par exemple, le Nigeria a lancé la construction d’un port en eau profonde situé dans la zone de libre-échange de Lekki dans l’État de Lagos. Une fois mis en service, il pourra distancer certains concurrents comme Lomé.

La taille des investissements suit la courbe des ambitions annoncées: 1,12 milliards de dollars pour le nouveau terminal à conteneurs de Tema, 1,5 milliards pour le port de Lekki, 1,4 milliards pour la modernisation du port d’Abidjan.

Lomé table sur des ambitions pharaoniques. Mediterranean Shipping Company, deuxième armateur mondial, a fait du port togolais son hub africain, et prévoit d’y injecter 500 millions d’euros, quadruplant la conteneurisation du port, selon son nouveau DG, Ammar Kanaan.

Fiacre Kakpo.

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