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Le Salon des Entrepreneurs s’achève avec l’accent sur l’e-commerce et l’exportation.

La 26ème édition du Salon des Entrepreneurs s’est achevé jeudi à Paris après avoir accueilli plus de 500 partenaires, exposants et personnalités emblématiques de la scène entrepreneuriale. Ce rendez-vous annuel s’inscrit parfaitement dans l’évolution du paysage économique français, qui se projette toujours plus loin sur internet comme à l’international, dont notamment en Afrique.

L’accent cette année est mis d’une part sur le e-commerce, un segment qui englobe la majorité des créations d’entreprises en France, et d’autre part sur l’exportation, qui concerne plus de la moitié des PME.

Parmi les organismes liés aux échanges avec l’Afrique et le reste du monde il y a la branche douanière de l’INSEE, qui met en avant son maillage de cellules de conseil et d’interlocuteurs couvrant l’essentiel des pôles d’activité en France. Ces conseillers spécialisés par secteur et par région fournissent aux entreprises des renseignements juridiques cruciaux pour le bon déroulement des échanges.

Au même étage se trouve le stand de la CCI Ile-de-France et sa branche dédiée à l’export. Ses dispositifs d’aide à l’export se traduisent en service de conseil, et d’étude de marché. Selon Matthieu Garcia, expert en export vers la Chine, “Cela implique nécessairement une collaboration avec des entités locales, par exemple quand il s’agit d’obtenir une licence d’activité professionnelle pour un grand groupe.”

Dans le cadre de l’investissement en Afrique et ailleurs à l’étranger, les points les plus sensibles à aborder, au delà de l’étude de marché, vont donc être le financement, la communication, et l’aspect juridique.

“Certains secteurs vont être plus rapides que d’autres à attaquer les marchés africains: Le mobile y a le vent en poupe (ainsi que les banques en ligne et les télécoms en général), puis n’oublions pas l’énergie,” affirme Matthieu Garcia. ”Au delà des grosses centrales nucléaires nous trouvons aussi de plus en plus de dispositifs fonctionnant à énergie renouvelable.”

Ces réseaux offrent aux entreprises clientes un répertoire de compétences locales fiables et une visite guidée à travers le marché cible et ses acteurs. “Ces organismes diversifient souvent leurs activités,” affirme Gustave N’Guele de Classe Export, “pour aborder sous tous les angles les besoins des investisseurs.”

“Notre dispositif d’aide à l’export se traduit en 3 points: information, événementiel, et conseil,” dit-il.

En effet, avec cinq publications d’études de marché par an, trois salons prévus pour 2019, et un maillage de conseillers spécialisés par pays et par secteurs, Classe Export attaque de manière incisive la facilitation des investissements à l’étranger.

“Pour un investisseur, le critère déterminant dans le choix de la destination de l’investissement vont être les rencontres lors des salons, les appels d’offre, l’encouragement des fédérations… D’où l’importance de cultiver ces rencontres par des projets événementiels,” affirme Gustave N’Guele, faisant référence aux trois salons que Classe Export prévoit d’organiser cette année, dont deux en Afrique.

L’investissement en Afrique en 2019 semble être une nécessité pour toute structure qui peut se le permettre. Face aux multiples incertitudes qui caractérisent les marchés pionniers, les organismes intermédiaires qui naviguent cette mer d’opportunité en se créant des réseaux fiables et efficaces se présentent donc comme les acteurs essentiels et incontournables dans la gestion des capitaux étrangers.

Emile Glass.

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