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Le Rwanda, foyer africain de l’écotourisme qui mise sur le haut de gamme.

Le Rwanda mise sur l’écotourisme haute gamme. Avec un des plus forts taux de croissance économique d’Afrique, le tourisme représente la plus importante source de devises du pays, et la principale attraction reste la visite des gorilles.

Le pays reçoit chaque année 1,2 million de touristes qui viennent en grande partie pour voir les gorilles, principalement dans le parc national des Volcans, mondialement connu comme dernier sanctuaire des gorilles de montagne.

Sûr de cet atout, le Rwanda compte creuser la niche, comme en atteste la multiplication par deux en 2018 du prix du permis de visite aux primates, passé à 1.300.000 frws (1.300 euros).

« Il s’agit d’une activité exceptionnelle qui doit être limitée à un petit nombre », explique Clare Akamanzi, directrice générale de l’Office rwandais du développement. (Rwanda Development Board) « Notre tourisme repose essentiellement sur nos ressources naturelles et nous ne badinons pas avec la conservation ».

Même si les permis de visite aux gorilles sont bien moins chers dans les pays voisins 350 euros en République Démocratique du Congo et 500 euros en Ouganda les autorités rwandaises mettent en avant les atouts du pays comme la propreté et la sécurité.

Le Rwanda mise aussi sur la diversification, par exemple en creusant plus le tourisme d’affaires, et en multipliant les offres d’écotourisme.

 « Nous voulons garder le haut de gamme comme point d’ancrage pour le tourisme, mais fournir d’autres offres », affirme Clare Akamanzi.

Dans seulement trois ans, Kigali la capitale est passée de la 24e place des destinations africaines du tourisme d’affaires à la 3e place à l’échelle du continent. Le pays développe aussi les safaris, notamment avec l’introduction de lions et de rhinocéros dans le parc national de l’Akagera, déjà pourvu d’ éléphants, de buffles et de léopards.

Le tourisme représente déjà la plus importante rentrée de devises pour le pays : 350 millions d’euros de revenus en 2016, 370 millions d’euros en 2017 et 440 millions d’euros en 2018, affirme Clare Akamanzi.

Abdon Kamanzi.

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