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L’Afrique se réforme pour séduire les investisseurs.

L’Afrique est le continent le plus lucratif du point de vue des investisseurs. Et pour une bonne raison : Le reste du monde est en grande partie dépendant de ses ressources énergétiques et naturelles.

Personne n’imagine le rayonnement de l’entreprise Totale qui est présente en Afrique depuis près d’un siècle et qui dégage un quart de son chiffre d’affaires mondial sur le continent.

Areva, la multinationale française leader dans l’industrie nucléaire, exploite au Niger un des gisements d’uranium les plus importants au monde.

Le pétrole, les minerais, les diamants, les cultures agricoles et d’autres richesses naturelles africaines semblent inépuisables, et l’Europe, les Etats-Unis et la Chine sont en grande partie dépendants des ressources énergétiques du continent.

Ces ressources représentent un atout important, mais les énergies fossiles ne sont pas infinies. Elles sont aussi soumises aux fluctuations des marchés internationaux. Pour garder leur dynamisme, les économies africaines ne manquent pas d’ingéniosité et de modernité.

Durant la dernière décennie, les sous-régions africaines ont fait d’énormes progrès en termes d’intégration régionale pour former des marchés communs et des unions douanières. A ce titre, c’est l’Afrique de l’Est qui est la plus attractive. Depuis 2014, le Rwanda, l’Ouganda, et le Kenya ont mis en commun leurs forces pour proposer à leurs touristes et aux investisseurs un visa régional (EAC Tourist Visa).

Aujourd’hui, les pays africains mènent des réformes structurelles courageuses pour améliorer leur climat des affaires. Grâce à la mise en place du guichet unique à la simplification des démarches de créations d’une entreprise, et grâce aux mesures fiscales en faveur des opérateurs économiques étrangers, de nombreuses économies africaines réussissent et affichent des croissances soutenues.

Selon la Banque mondiale, pour l’année 2018, les croissances les plus fortes ont été enregistrées au Ghana (8,3%), en Ethiopie (8,2%), et en Côte d’Ivoire (7,2%)

Enfin, l’Afrique mise sur les zones économiques spéciales (ZES) qui garantissent aux entreprises des conditions fiscales et douanières optimales. On retrouve les ZES dans de nombreux pays notamment en Afrique du Sud, en République du Congo, à Maurice, à Madagascar, en Côte d’Ivoire, et au Ghana.

Les investisseurs auraient tort d’attendre pour placer leur fonds. S’il y a aujourd’hui de nombreuses incitations pour les opérateurs économiques étrangers, les gouvernements africains devront aussi favoriser leurs propres ressortissants et leur diaspora qui veulent de plus en plus participer au succès économique.

Matthieu Remonnay, Fondateur d’Afrique Business Info.

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