A la Une

La France prépare son opération séduction en Afrique.

L’Elysée est concentrée sur la préparation de la visite en Afrique du président français Emmanuel Macron, qui arrive lundi à Djibouti avant de visiter l’Ethiopie et le Kenya. Pour la France, le continent représente un marché de plus d’un milliard de consommateurs dans 54 pays.

Les entreprises françaises attendent beaucoup de cette visite : Elles sont en concurrence croissante avec les entreprises chinoises de plus en plus actives en Afrique.

Djibouti et la France auront l’occasion de réaffirmer leurs engagements communs dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. L’arrestation du terroriste français Peter Cherif à Djibouti le 21 décembre a été possible grâce à une coopération étroite entre les deux pays. Le Quay d’Orsay avait félicité les autorités djiboutiennes ”pour la qualité de leur intervention“.

Après le réchauffement des relations diplomatiques entre le Rwanda et la France commencé en mai 2018, le chef d’état français confirme sa volonté d’augmenter la présence de la France sur les marchés est-africains. Si le Rwanda est une excellente porte d’entrée dans le marché commun de la Communauté Africaine de l’Est, le Kenya et l’Ethiopie représentent des économies dynamiques incontournables.

En plus du volet économique, la France proposera à l’Ethiopie un partenariat sur plusieurs projets, notamment patrimoniaux, archéologiques, et muséaux. Ces projets doivent permettre de construire une relation durable avec l’Ethiopie qui n’est pas uniquement basée sur la dimension économique.

Le soft power a déjà fonctionné avec les alliés africains traditionnels de la France, il est sûr que la culture, la langue et le patrimoine sont des vecteurs très puissants qui pourraient être un avantage de plus par rapport à la Chine qui est de plus en plus présente sur tout le continent.

La visite d’Etat au Kenya prévue le 13 mars permettra à la France de réaffirmer son leadership international en matière de lutte contre le changement climatique lors de l’événement One Planet Summit.

Les pays d’Afrique qui sont les plus fragiles face au changement climatique sont conscients que les prochaines catastrophes naturelles pourraient toucher durement leurs populations s’ils ne développent pas de politique publique audacieuse de développement durable. La France partage ce constat et préfère le co-développement dans ce domaine plutôt que d’accueillir un nouveau type de migrants : Ceux du climat.

Les Africains sont à l’avant garde des projets innovants et espèrent gagner leur indépendance énergétique avec des solutions durables : Le développement de l’entreprise Mobisol en Afrique de l’Est qui propose des panneaux solaires individualisés est un exemple de succès et de partenariat entre l’Allemagne et l’Afrique, qui pourrait inspirer la France.

Matthieu Remonnay, Fondateur d’Afrique Business Info.

Afficher plus

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *