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Internet en Afrique : Des connexions à deux vitesses.

Alors que certains pays africains ont pris une grande avance dans la révolution numérique, d’autres sont à la traîne et doivent être amenés au niveau de pays comme le Rwanda et le Ghana dans l’intérêt de l’intégration africaine.

C’est ce qui ressort de la 4ème édition du Sommet Africain de l’Internet, actuellement en cours à Kampala, capitale de l’Ouganda. Ce sommet, qui se tient du 9 au 21 juin, a comme thème cette année ”Au-delà de la connexion : l’interconnexion des réseaux pour le développement de l’Afrique”.

Les fonds d’investissements, entreprises et experts des nouvelles technologies de l’information et de la communication auront l’occasion de débattre sur les facteurs et les opportunités de poursuite du développement d’internet sur le continent.

Certains pays africains ont pris une grande avance dans le développement internet, par exemple avec les investissements dans les satellites de télécommunication. L’Éthiopie, le Ghana et le Rwanda sont au rendez-vous de la révolution numérique en cours, proposant à leur citoyens, aux touristes et aux entreprises étrangères des espaces de connexion satisfaisants, notamment avec le déploiement programmé de la 3G ou 4G et de la fibre optique.

Le Rwanda continue de  déployer l’accès à internet dans les bus. En 2018, le Ghana a enrichi son réseau national de fibre optique de 165 km, notamment à sa frontière avec le Togo.

D’autres pays africains rencontrent plus de difficultés pour proposer une connexion à internet de qualité. D’après l’étude de l’Agence Écofin, en 2018, la République Démocratique du Congo, le Burkina Faso, le Niger, la Mauritanie, la Guinée et la Somalie sont les pays qui proposent en moyenne les connexions les plus basses du continent.

Un des enjeux du Sommet Africain de l’Internet est d’œuvrer pour l’uniformisation des conditions d’accès à internet, nécessaire pour favoriser les échanges et les investissements. Les pays africains ont en effet un intérêt commun à développer internet partout en Afrique pour éviter d’avoir un point d’échange qui ralentisse l’ensemble des transactions, notamment financières. Ce but se traduit par l’engagement de l’Union Africaine dans son Agenda 2063 : Construire des ”infrastructures de classe internationale”.

Lancé en Gambie en 2012, le Sommet se compose de séminaires, d’ateliers, de tutoriels, de sessions de conférences et d’autres forums de partage des connaissances en TIC en Afrique.

Matthieu Remonnay, Fondateur d’Afrique Business Info.

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