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Conférence UDI : L’Afrique constituera un poids incontournable à l’horizon 2050.

L’Afrique aura un poids démographique et économique primordial dans le monde à l’horizon 2050, mais devra rapidement trouver des solutions d’emploi pour ses jeunes diplômés et de financement pour ses entrepreneurs.

Ce sont quelques-unes des conclusions sorties du débat entre plusieurs personnalités au siège de l’UDI Jeunes à Paris mardi soir.

Les questions africaines sont presque absentes du débat politique à la veille des élections européennes. Mais les jeunes de l’Union des Démocrates et Indépendants s’en sont saisis en organisant cette conférence-débat avec quatre intervenants présentés par le modérateur Guillaume Aghroum. Afrique Business Info, représentée par son fondateur Matthieu Remonnay, a participé aux discussions en présentant l’environnement africain des affaires et les opportunités commerciales du continent.

“Il n’y a pas qu’une Afrique, mais plusieurs. Et nous devons donc prendre en compte cette diversité pour travailler ensemble”, a souligné Josy Chambon, conseillère régionale de l’UDI de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, et candidate aux élections européennes.

Cependant, malgré les niveaux asymétriques de développement entre les économies africaines, les problèmes structurels auxquels elles font face sont similaires.

“Les marchés africains n’ont pas la capacité d’absorber tous les jeunes diplômés de leurs pays, ce qui les pousse donc à chercher des débouchés à l’étranger” explique Madjissem Beringaye, entrepreneure franco-tchadienne et consultante en développement de projets en Afrique.

Elle a expliqué que la solidarité caractéristique des structures familiales africaines est en réalité une réaction naturelle à la précarité due aux lacunes des structures publiques, notamment dans le domaine de la santé.

Elle a rappelé aussi que sur le plan du développement durable, les économies africaines traversent des stades de croissance ne s’adaptant pas toujours aux préoccupations environnementales des pays occidentaux, d’où le souci de développement adapté.

Sans financements européens pour soutenir les efforts africains contre le changement climatique, il est difficile de leur imposer des réductions drastiques des émissions de gaz à effet de serre, alors qu’ils polluent moins que les pays développés, a-t-elle affirmé.

Sur ce point, Matthieu Remonnay a remarqué que les investissements en panneaux solaires, énergies hydrauliques et bioénergies se multiplient en Afrique, mais les financements sont toujours insuffisants.

Un point clé que les politiques et les décideurs en Afrique devront attaquer sera le financement des entrepreneurs.

“Il n’y a pas de manque d’entrepreneurs, mais plutôt un manque d’accès au financement”, a expliqué Matthieu Remonnay.

Face au constat unanime des intervenant de ce manque, il a expliqué que la plateforme Afrique Business Info répondait aussi au manque de visibilité, indispensable pour le lancement pérenne des entreprises et startup en Afrique.

 Madjissem Beringaye a poursuivi dans la même idée en parlant des nombreuses structures d’aide et d’accompagnement pour entrepreneurs déjà actives sur les marchés africains.

Les intervenants ont souligné l’importance de la diaspora africaine dans le développement du continent, notamment l’innovation et les investissements.

N’oublions pas le rôle exceptionnel que peuvent jouer les diasporas africaines en France, pour accompagner la croissance de leur pays d’origine” ajoute Brice Nkonda, conseiller régional d’Ile-de-France et président de la Commission Transports à la Région.

Bien que les transferts financiers provenant des diasporas représentent une part importante des économies de leurs pays d’origine, ces fonds retombent rarement dans le financement de projets collectifs créant une réelle valeur ajoutée.

Interrogé par un public attentif sur les prochains échanges entre l’Europe et l’Afrique, Matthieu Remonnay a rappelé que l’Afrique deviendra avant la fin 2019 un marché commun attractif avec des sous-régions qui ressembleront de plus en plus à l’Union Européenne: En Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale, les pays membres partagent la même monnaie; en Afrique de l’Est il y a une union douanière qui permet aux biens et aux personnes de circuler librement. Bref, un continent de plus en plus attractif pour les investisseurs.

L’idée qui ressort du débat est la nécessité de renforcer le commerce intra-africain ainsi que le financement des petits entrepreneurs. De cette façon l’Europe pourra bénéficier d’un partenariat plus riche avec une Afrique plus intégrée et plus productive.

Emile Glass.

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