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Afrobytes : Un salon technologique qui montre une Afrique dynamique.

La diaspora africaine et des dirigeants de start-ups venus de tout le continent ont pu se rencontrer cette semaine à Paris lors du salon Afrobytes, un forum unique d’échanges et d’entraide qui vise à mettre en valeur la haute technologie africaine.

Les gens qui viennent à Afrobytes sont des gens convaincus“, s’est’enthousiasmée Haweya Mohamed, co-organisatrice de la quatrième édition du salon, qui s’est tenue mercredi pour la première fois à Paris. Elle comparait cette édition aux premiers salons Afrobytes qu’elle et Ammin Youssouf ont fondé en 2016, où c’était encore “un peu dans la sensibilisation”. Le salon, dit-elle, permet au monde d’avoir un regard différent sur le développement en Afrique.

Haweya Mohamed, Présidente d’Afrobytes

Afrobytes vise à rassembler des entrepreneurs, lanceurs de start-ups, investisseurs, acteurs de la diaspora et enthousiastes de la technologie pour explorer les opportunités de la technologie africaine.

Des entrepreneurs et dirigeants de start-ups de plusieurs pays ont participé, dont le Maroc, l’Éthiopie, le Nigeria et la République démocratique du Congo, d’où sont venus plusieurs entrepreneurs pour présenter leurs sociétés et développer de l’entraide entre Africains.

On a ainsi l’opportunité de rencontrer, ici, d’autres start-uppers africains, parce que chacun dans son coin, on ne pouvait pas savoir qui fait quoi en Afrique“, a affirmé Christian Lomasa, cofondateur de Eteyelo, une plateforme souhaitant “digitaliser le système éducatif congolais” et de “faciliter l’interaction entre les parents et les écoles“.

Pour Jean-Claude Tshipama, PDG de Konnect Africa, filiale du groupe Eutelsat, Afrobytes est une occasion pour se faire connaître auprès d’autres entreprises dans le secteur des hautes technologies. “Nous voulons être présents pour apporter un tant soit peu des solutions à toutes ces entreprises qui se créent”.

Plein de personnes qui ont du savoir, qui sont Africains, qui sont basés en Afrique, ou en Amérique du Nord ou en Europe”, participent au salon, s’est réjouit Anthony Omenya, fondateur de Moko, une application de découverte de la musique afro-caribéenne et urbaine. ”Avoir un événement comme ça, aujourd’hui, prouve que ces leaders sont présents et que ça met en valeur le talent qu’ils ont”.

Si l’optimisme est de rigueur, avec une ambition continentale, voire internationale, les difficultés demeurent. Par exemple Christian Lomasa affirme manquer de financement pour Eteyelo, même si cet entrepreneur congolais se félicite des intentions du nouveau gouvernement de la RDC qui semble faire des efforts, comme la création de la plateforme “Viva RDC“, chargée de rassembler des start-ups congolaises.

De quoi renforcer la conviction de la cofondatrice Haweya Mohamed à vouloir “lever des barrières” au développement des start-ups africaines, qui sont “le manque de financement, le manque de visibilité”.

Les deux jeunes fondateurs d’Afrobytes ont été nommés en 2018 parmi les ”Top 100 personnes les plus créatives en business” par Fast Company, pour ”l’accomplissement de quelque chose d’innovant ayant un impact sur toute l’industrie”.

Visitez le site internet Afrobyte.

Jonathan Baudoin

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