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A 45 km du Caire l’Egypte construit sa nouvelle capitale dans le désert, où l’argent liquide sera absent.

La nouvelle capitale de l’Égypte, où il est prévu d’accueillir le siège du gouvernement cet été, sera la première “ville sans cash” du pays.

Le ministre des communications et des technologies d’information, Amr Talaat, a rencontré le 15 février des directeurs de MasterCard pour planifier la création d’un espace économique sans argent liquide, en bénéficiant de l’expérience de cette société de paiement.

Le ministre a avancé que de tels plans devraient encourager le e-commerce, et faire de l’Égypte un hub régional pour ce secteur transnational, selon le Service d’information d’Etat. Le ministre du logement Khaled Abbas avait déjà annoncé en juillet 2018 que la nouvelle ville serait la première “smart city” d’Égypte.

Le projet de ‘‘capitale sans cash,” mené par le ministère des communications, vise à construire des infrastructures technologiques fiables et sécurisées, qui pourraient soutenir l’initiative d’inclusion financière du pays. Jusqu’ici l’économie égyptienne, comme celles de toute l’Afrique, dépend majoritairement de l’argent fiduciaire, étant donné que la majorité de la population est non-bancarisée et qu’un large segment de l’économie est informel.

En construction en plein désert à 45km à l’est du Caire, cette ville, que le président Abdel Fattah Al-Sissi a fait visiter au président Emmanuel Macron le 28 janvier, est destinée à servir de nouveau siège à toutes les branches du gouvernement, à partir de cet été. On l’a voulue loin des embouteillages et des troubles politiques du Caire.

Annoncée en mars 2015, la construction a été entamée en 2016, et emploie plusieurs dizaines de milliers de travailleurs. Le projet a une taille prévue de 714 km², soit presque aussi grand que Singapour. La première phase devrait être achevée d’ici 2023.

Le marché de l’immobilier est un investissement attractif en Égypte car l’inflation régulière rend la valeur des placements bancaires très volatile. “Donc vous achetez de la propriété, c’est ce que les gens font,” dit David Sims, auteur de Egypt’s Desert Dreams, au Telegraph.

Ce projet pourrait catapulter l’Égypte sur l’échiquier géo-économique, et concurrencer le projet de business hub, également high-tech, de l’Arabie Saoudite, Neom City, annoncé en 2017.

Entre Le Caire et le canal de Suez, récemment rénové pour permettre aux navires de circuler dans les deux sens, l’Égypte travaille aussi sur une zone industrielle sur la rive du canal.

Une fois ce hub industriel achevé, un couloir de développement s’étendra de la capitale au canal, ouvrant des opportunités dans le transport, le bâtiment, la banque et d’autres industries.

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